Investir pour les Nuls

Règle 1: N'écoutez pas le démon de la diversification. Aujourd'hui, l'heure est venue de mettre ses économies dans un nombre LIMITÉ d'instruments et de les surveiller de près. La diversification ne les rendra que plus difficiles à suivre pour adapter votre patrimoine.

Règle 2: Gare au colonialisme moderne. Aujourd'hui, les certificats d'action, et même l'argent, sont devenus des bits informatiques. Les certificats physiques sont devenus obsolètes, voire illégaux dans de nombreux pays. Sous le prétexte de la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent, les autorités européennes interdisent aussi les transactions financières en liquide supérieures à 10 000 € et tentent d'ajouter les banques suisses et luxembourgeoises à la liste noire avec Andorre, Monaco et le Liechtenstein. Hong Kong et Singapour se tiennent également en ligne de mire.

Comme la Suisse détient 40% de la richesse privée mondiale, nous espérons que cela prendra plus de temps et davantage de lobbying. Nous en arriverons peut-être à ce que la Suisse ne puisse plus permettre aux étrangers d'ouvrir de nouveaux comptes bancaires. Ceci dit, le monde est une gigantesque planète financière et il reste de nombreux points intouchables, voire inconnus, pour la majorité des investisseurs.

Règle 3: N'investissez JAMAIS dans un instrument que vous ne comprenez pas pleinement. Même s'il est garanti par un gouvernement.

À cause de taux d'intérêt bas, les gens ont investi de plus en plus dans les fonds spéculatifs, les fonds communs d'investissement, les produits structurés, les ETF et les dérivés. En 25 ans, ces instruments d'investissement ont poussé comme du chiendent. Grâce au lobbying, le secteur financier a renforcé sa position. Depuis qu'un statut juridique et contrôlé est nécessaire, nombre de conseillers financiers ont disparu. Les autres institutions financières (courtiers en bourse) ont dû accepter un statut bancaire pour se retrouver contrôlées par les autorités.

Les autorités ont légiféré sur toute l'action de marketing exercée par les institutions bancaires non gouvernementales et non européennes/américaines. Seuls des banquiers suisses avec quelques mois d'expérience ont été arrêtés à leur arrivée aux États-Unis. Nombre de pays européens disposent d'une loi interdisant à toute entité financière de conseiller les banques étrangères.

Depuis que la concurrence  et les "deuxièmes avis" ont disparu, les banques ont eu toute liberté pour commercialiser leurs instruments d'investissement. Les investisseurs ont eu une confiance aveugle en ces produits.

Cependant, le resserrement du crédit a tout changé. Avec le crash de l'immobilier, des actions bancaires et même la disparition des banques,  ceux qui ont cru aveuglément les conseils des banques ont perdu des fortunes. Juste parce que les autorités ont réussi à enrayer une "ruée sur les banques", de nombreuses personnes (surtout celles qui n'ont pas été touchées) pensent que le danger est écarté et vivent avec la conviction que les certificats électroniques leur permettront de transférer leurs économies d'un simple clic de souris. Le moins que l'on puisse dire est qu'il s'agit là d'un jeu extrêmement dangereux.

Règle 4: Il faut organiser MAINTENANT des investissements précautionneux. Les ressortissants d'Islande ou du Zimbabwe en ont fait l'expérience. Mieux vaut être en avance et ne pas se faire piétiner par le troupeau.

Lorsque les choses iront vraiment mal, il sera trop tard pour agir. Les autorités deviendront extrêmement protectrices lorsque la situation géopolitique se dégradera. N'oubliez pas qu'on n'ouvre pas un compte bancaire du jour au lendemain, et que les transferts peuvent être interrompus en débranchant la prise. L'or et l'argent peuvent devenir difficiles à trouver. Un congé bancaire (bank holiday) est possible, ainsi qu'une réorganisation des bons du Trésor (moratoire).

L'Histoire a prouvé à maintes reprises qu'il ne faut PAS faire confiance aux autorités. 2008 illustre parfaitement pourquoi il ne faut pas se fier aux banquiers. Aujourd'hui, plus que jamais, il convient de faire ses recherches par soi-même et les conseils fiables sont à chercher uniquement auprès des conseillers financiers indépendants et expérimentés.

 


 

Le cycle du petit investisseur:



Conclusion:

 

  • Mettez vos œufs dans quelques paniers et surveillez-les de près.

  • Veillez à détenir des pièces d'or et d'argent physiques et tenez-les hors de portée des autorités/banques, et gardez-en au moins 5% à 10% comme assurance. En cas de doute, demandez à votre grand-mère.

  • Investissez dans des biens d'ordre inférieur et retirez-vous des biens d'ordre supérieur. Exemples de biens d'ordre inférieur: pétrole brut et produits pétroliers, produits agricoles/denrées alimentaires, terres agricoles et fermes, besoins de la vie courante (savon, café). L'exemple parfait de biens d'ordre supérieur est l'immobilier, y compris l'immobilier commercial.

  • N'investissez que dans des actifs réels entièrement acquittés.

  • N'investissez pas dans les obligations, notamment les obligations d’État.

  • Ne conservez pas votre patrimoine en monnaie FIDUCIAIRE PAPIER ou sur des comptes bancaires électroniques. Si vous le faites, ne dépassez pas le montant maximum assuré et n'utilisez que des banques "sûres" (ISI 1 et AAA).

  • La plupart des actions sont des ACTIFS RÉELS. Utilisez votre cash pour en acheter dans certains secteurs quand le marché présente des opportunités.

  • N'investissez dans l'immobilier que si vous trouvez des réelles opportunités (un prix égal ou inférieur à 100 fois le revenu locatif réel ou hypothétique). Si vous le faites, préparez-vous à subir une imposition supplémentaire et sachez que vous pouvez vous retrouver coincé avec la propriété pendant un certain temps si les choses s'enveniment.

  • N'approchez pas certaines devises et TOUTE MONNAIE FIDUCIAIRE PAPIER.  Par exemple: la couronne islandaise, le rand sud-africain, le dollar du Zimbabwe, les devises d'Europe de l'Est, le peso du Venezuela, la plupart des devises d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud.